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Tourisme

Aramon, un patrimoine historique

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Promenade dans le centre historique

 

Les quais

Servant de défense contre les furies du Rhône, cette digue qui existait déjà en 1300, intégrée aux murs de la ville, appelés les Barri, a été remaniée à plusieurs reprises, en particulier par Henri PITOT l’enfant du pays en 1756, puis par la suite de 1856 à 1870, sous sa forme actuelle.

 

Jusqu’en 1840 la branche navigable du Rhône passait au pied de cette digue, où venait s’amarrer les bateaux.

 

La Halle

Construit en 1595 par Pierre Richard pour en faire un atelier de « maréchal de forge » devint la boucherie du village en 1642.

En 1742 grâce à un prêt fait par Pitot, de 1734 livres, le bâtiment fut reconstruit en pierre de taille pour servir encore d’écorchoir et de boucherie suivant les plans exécutés par un maçon d’Aramon, Jean-Pierre Moynier qui œuvra  à la même époque pour l’aile Nord du Château.

Sur le fronton, on peut voir l’inscription : « Année 1766 du consulat de Pierre Bénezet Choisity, bourgeois, et Antoine Granier, mesnager ».

 

Porte de Montfrin

Entrée Ouest du village bâtie sur le site d’une plus ancienne porte démolie en 1771. Elle fut reconstruite en 1774 grâce à la Comtesse de Sauvan d’Aramon, telle qu’elle nous apparait aujourd’hui. Devant se trouvait un pont-levis remplacé plus tard par un pont en pierre (1771) qui permettait de franchir les fossés qui faisaient le tour des remparts de la ville sauf coté Rhône.

 

Maison Girard

Une des plus anciennes maisons d’Aramon (XIV siècle) remarquable par sa façade en encorbellement et sa moulure torsadée très rare.

 

Maison Pitot

Maison natale d’Henri Pitot né en 1695. Elle est surmontée d’une tour, du haut de laquelle le jeune Henri observait les astres au grand damne de ses sœurs qui croyaient à de la sorcellerie.

 

 

Rue Pitot

Faisant suite à la porte de Montfrin cette rue portait le nom de « rue de la ville » et traversait tout le centre ancien. Le long de cette voie était établis tous les commerces et cabarets. Au n°5 de part et d’autre de la porte d’entrée notez les deux plafonds remarquables, ainsi qu’au n°9 vraisemblablement œuvres des architectes célèbres, les frères Franque d’Avignon qui réalisèrent plusieurs constructions dans le village.

 

 

 

Hôtel de Forton

Ancien hôtel des Forton qui fut trésorier général à Montpellier, ayant appartenu à Charles Antoine Martin Consul d’Aramon, il fut acheté en 1783 pour servir d’Hôtel de ville.

 

Construction du XVII° siècle de style de Renaissance rebâti sur une maison du XII° siècle. La façade remarquable par sa petite tourelle et, au sommet on remarque une cloche qui servait à appeler les consuls pour les réunions du Conseil.

 

A l’angle de la toiture, une poutre sculptée était terminée par une tête de crocodile.

A l’intérieur, on peut admirer un très bel escalier.

 

 

Place de l’église

A cet endroit et avant l’agrandissement de l’église jusqu’en 1478 se trouvait le premier cimetière. On peut voir enchâssé dans les murs de l’édifice des pierres tombales datant du premier siècle.

 

L’église Saint-Pancrace

Elle doit son nom à Pancrace qui fut martyrisé au III° siècle à Rome.

L’église primitive de style roman provençal ne comportait que le chœur daté du XII° siècle.

Au XIII° siècle fut édifiée la première nef. Deux de ses archidiacres prieurs procédèrent aux agrandissements devenus nécessaires en raison de l’importance du village. Au XVI° siècle Gédéon de Fain de Perrault fit construire la nef de gauche et les chapelles latérales, suivi de la façade dont le portail ressemble à celui de la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. De part et d’autre du porche deux copies de statues en bois dont les originaux datant de 1669 sont dans la chapelle de l’Assomption. Au dessus du portail latéral, on peut observer un bandeau noir, une « litre funéraire » sous la statue de la Vierge  à l’Enfant avec un blason et l’inscription « Posuerunt me custodem », «  ils m’ont établi comme gardienne de la cité ». Cette « litre » fut peinte avec les armoiries de l’archidiacre Gédéon de Fain de Perrault à sa mort.

 

Hôtel de Jossaud

Sur la place de l’église à droite de la façade l’ancien hôtel de Jossaud est surmonté d’une tour. Les Jossaud vielle noblesse de Robe de Nîmes étaient alliés aux Laudun.

 

Hôtel de Posquières :

Ayant appartenu aux Posquières (ancien nom de village de Vauvert, Gard) famille alliée à celle d’Uzès et co-seigneur d’Aramon. La construction remonte au XVII° siècle. Il est séparé de l’église par une ruelle et surmonté d’une tour aux tuiles vernissées. Sur la façade Ouest, la porte du XVII° siècle est remarquable par sa frise renaissance et ses vases de fruits baroques. Au dessus de la fenêtre un boudin  et une corniche de caractère italien.

A droite de la façade dans le mur du quai, on remarque l’emplacement muré d’un passage. Il s’agit de l’ancien portelet de Posquieres ou porte de la Garenne donnant sur le Rhône autrefois.

Sous l’hôtel, on trouve une ruelle souterraine « La Saunerie » passant sous le quartier et ou l’on stockait le sel, qui fit la fortune d’Aramon grâce au péage prélevé sur les bateaux le transportant.

En prenant l’escalier s’élevant sur le sommet du quai, on découvre la façade Sud et la galerie, avec son escalier qui conduisait aux étages.

Les Posquieres furent célèbres grâce à François de Posquières qui, après avoir servi le roi sur les champs de bataille, s’étant retiré à Aramon créa l’ordre de la Boisson et de la Stricte Observance en 1703 dont l’objet était d’honorer et célébrer les plaisirs de la table et aussi le mutualisme.

Il était en grand maitre au milieu de frères bons vivants et l’ordre essaima dans l’Europe.

Malheureusement la confrérie ne lui survécut que jusqu’en 1740.

 

Le Clastre

Habitation des prieurs dont Gédéon Fain de Perrault. Elle date de 1478 et le mur Ouest conserve encore mes traces des balles tirées par les protestants lors de leur tentative de reconquête du village le 5 mars 1563.

 

Hôtel de Laudun

La famille de Laudun s’établit à Aramon vers 1300 avec Jehan de Laudun, damoiseau de Montfrin, héritier de la très ancienne noblesse des seigneurs d’Aramon, et descendant des Laudun de Montfaucon et de Laudun.

Leur hôtel, un des plus beaux du village fut construit au XVI° siècle à l’emplacement d’une maison beaucoup plus ancienne. La porte du XVIIe siècle est remarquable, avec inscrite la date de 1678.  A l’intérieur existent deux très belles cheminées du XVIe siècle et un très bel escalier à vis.

 

Rue des Cardinaux :

Son nom évoque la proximité de l’enclave des Papes.

De nombreux ecclésiastiques en effet possédaient des livrées cardinalices dans les environs d’Avignon.

En descendant la rue et à gauche l’ancienne Maison des Consuls avec sa prison, puis au n°5 à droite on peut admirer une des plus belles fenêtres du village à arc trilobé, puis une façade de renaissance en encorbellement.

Tout en bas de la rue Pitot, la très belle maison des cardinaux où peut être habita en 1633 l’Evêque de Lodève qui s’y était réfugié  craignant la colère de Richelieu, car ayant fait partie du complot de Gaston d’Orléans. Il écrivit l’histoire des Evêques de Lodève, dont il portait le titre de Seigneur. Il se nommait Plantavit de la Pause.

 

Place des Fours

Ici se trouvaient les fours banaux du village propriété à la fois des seigneurs et des consuls. Un des boulangers du village y fait toujours son pain.

On peut aussi remarquer au n°22 une très belle porte dans l’angle, une statue de la Vierge dans une niche. A gauche un immeuble récent orné des restes d’une façade renaissance suite à la réhabilitation du quartier.

 

 

 

Passage de l’Encoule ou Porte de Berline

Cette ruelle donnait accès au port du bas. A droite débouche la saunerie qui passe sous les maisons, depuis l’hôtel de Posquières. On peut remarquer une borne militaire de Pitot.

 

Place Choisity

Autrefois se trouvait là, le quartier du plan de Sauze et des Infirmières, devenu insalubre il fut démoli. On peut admirer la très belle façade de l’hôtel de Choisity propriété d’une très riche famille bourgeoise d’Aramon. En 1595, il appartenait à un riche marchand Jean Sauvan, dont les initiales J.S apparaissent au centre de la frise de la grande porte et au-dessus des montants A.S, Antoine Sauvan. En 1800, Louis Sauvan meurt sans enfant et sa sœur est mariée à un Choisity, en hérite. A l’intérieur, on trouve un magnifique hall, un escalier avec rampe à balustres de pierre avec une tête de sphinx, une voûte aux pendentifs de Valence, un salon avec une très belle cheminée.

 

 

En face de l’Hôtel de Choisity on trouve la façade de l’Hôtel St-Jean ou Hôtel de Hallage dont la très belle façade, très détériorée, témoigne de la grande qualité de l’architecture locale et dont la façade Sud peut être vue en meilleur état du coté quai.

Dans la petite cour, on peut admirer une originale et très belle porte d’angle.

Face à l’Est se trouve la tour du Brechet qui faisait partie du système de défense, à coté de la porte d’Avignon aujourd’hui disparue. Elle date de 1617 et appelée aussi tour de la Poudrière ou tour sarrasine. 

 

Porte de l’Angle :

A droite de l’hôtel de Choisity une ruelle dirige nos pas vers l’ancienne porte d’Angle, ouverte 1771.

 

Le mur Romain

Sur la façade Nord du château après être passé sous le pont de l’entrée du château remplaçant l’ancien pont-levis se trouve l’ancien rempart appelé mur romain en raison de son appareillage.

Dans ce mur se trouve l’entrée du château ou poterne ainsi que la Porte du Faubourg Matheron datant de 1647. Entre la porte Matheron et la poterne se situe la porte Béague épouse de M. Paul de Sauvan marquis d’Aramon.

 

Le Château-Le parc

Situé sur le « Puech », dominant le village, à l’origine sur l’emplacement d’un camp romain fut bâti un donjon au XIIIe siècle et une maison dont ne subsistent que les arceaux autour de la cour d’honneur et des soubassements.

Il eut au cours de sa longue existence plusieurs propriétaires qui firent l’histoire d’Aramon dont la célèbre Diane de Poitiers favorite d’Henri II de 1647 à 1666. La tour porte son nom. Il était entouré de remparts dont certain subsistent.

Au XVIIIe siècle l’architecte Boudon rénove une partie des bâtiments.

Ayant de grands dégâts à la Révolution, c’est au milieu du XIIe siècle vers 1855 que fut construit le grand vestibule reliant l’aile Nord au donjon.

Pour défendre le château du coté Puech vers 1653 fut creusé le grand fossé dans le roc et au dessus du pont levis, remplacé plus tard par le pont en pierre donnant sur le parc créé en 1817.

Le château est la propriété de la famille de Sauvan d’Aramon depuis Jacques II de Sauvan en 1635.

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