Monsieur le maire d'Aramon Jean-Marie ROSIER

Interview

Monsieur le maire Jean-Marie ROSIER

Article OBJECTIF GARD
Le 28 avril 2021.

Chaque jour, la rédaction d’Objectif Gard se rend à la rencontre d’un maire du département pour prendre des nouvelles de sa commune. Ce mercredi, c’est au tour de Jean-Marie Rosier, maire d’Aramon, de répondre à nos questions. On a parlé du projet de maison médicale, des actions face aux incivilités et aussi du développement du fluvial dans cette commune bordée par le Rhône.

Vous avez été adjoint pendant de nombreuses années mais en juin, vous avez été élu maire d’Aramon dans la suite de Michel Pronesti. Comment avez-vous vécu cette première partie de mandat marquée par la crise sanitaire ?

En ce qui concerne mon élection, il y avait mieux que cette situation. Mais les équipes étaient bien rodées car déjà l’année dernière, avant notre élection, elles ont participé activement à tout ce qu’il y avait à faire. Je salue une nouvelle fois le personnel qui a tout mis en œuvre pour que les services fonctionnent en respectant le protocole sanitaire.

Est-ce que la crise a freiné votre programme, votre calendrier ?

Le calendrier n’est pas remis en cause en plein. Nous continuons sur nos projets notamment la maison médicale qui va se faire en collaboration avec les médecins. Ce sera en collaboration avec le Crédit foncier et la Segard. Pour le budget, ce n’est pas nous qui maîtrisons mais le prix du terrain est tout de même de 450 000 €. Après, le promoteur se mettra en relation directe avec les médecins. Nous souhaitons que cette maison se fasse rapidement car deux médecins de la commune vont partir à la retraite et les jeunes médecins qui font des remplacements pendant leurs congés ne souhaitent pas investir dans le cabinet actuel car il est difficile, voire impossible, de le remettre aux normes. Donc d’ici deux ans, il faut que la maison médicale soit faite. On avance sur le projet de la maison du bénévolat également. Ça, ce n’était pas prévu dans notre programme mais nous allons la faire, c’est sur les rails. Ce sera au CCAS pour mettre en relation les personnes qui veulent donner un peu de leur temps de façon libre et informel dans une activité non-rémunérée avec les associations.

Quels sont les autres projets prévus pour 2021 ?

Nous sommes en train de revoir le plan de circulation pour sécuriser certains quartiers dans laquelle la circulation est difficile, voire dangereuse. Par exemple, nous allons remettre en double sens le pont du château, grâce à la pose de feux tricolores. Nous allons aussi sécuriser le quartier du cimetière Saint-Martin. Et nous allons également doter Aramon d’éclairages intelligents.

Il y a quelques semaines, des faits de délinquance sont survenus sur la commune : voitures incendiées, un véhicule volé puis incendié également… Est-ce que les enquêtes avancent et que comptez-vous faire en tant que maire pour enrayer le phénomène ?

Malheureusement Aramon n’échappe pas à ce phénomène général. Nous ne sommes pas les plus touchés tout de même, grâce à nos agents de la police municipale, qui encore la semaine dernière, ont fait condamner les derniers auteurs de vols qui ont été commis sur la commune et les communes voisines. J’en profite pour saluer leur professionnalisme. D’ailleurs, nous sommes en train de poser d’autres caméras sur Aramon et nous avons fait la demande en préfecture pour en installer d’autres pour lutter contre les incivilités. Y compris les dépôts d’ordures sauvages. Malheureusement, nous en sommes “farcis” dans tout le village. Nous sommes obligés de faire passer nos services techniques pour procéder aux enlèvements et cela a un double coût.

Combien y a-t-il de caméras dans la commune ?

En ce moment, nous en avons dix. Nous en posons une dizaine d’autres. Et nous avons fait une demande pour en poser vingt ou trente de plus que nous n’installerons pas d’un seul coup. Mais comme pour obtenir les autorisations, c’est long, nous préférons demander l’autorisation pour la totalité et notamment, pour surveiller les quatre entrées du village où on pourra photographier les plaques minéralogiques.

Dans le budget 2021 de la communauté de communes du Pont du Gard (CCPG), 91 000 € sont consacrés à une étude sur la halte fluviale d’Aramon. En quoi va-t-elle consister exactement ?

En collaboration avec la CCPG et la CNR (Compagnie nationale du Rhône), une étude est réalisée pour la mise en valeur de notre territoire. La capacité de la halte fluviale qui est de 10-15 places actuellement devrait doubler. Pour l’instant, nous accueillons juste les bateaux de passage, alors il est prévu qu’il y ait des anneaux à l’année pour fixer les bateaux sur Aramon. La création d’une capitainerie est aussi prévue grâce à une subvention que la CNR met à disposition.

Est-ce que vous misez sur le développement du tourisme fluvial pour les années à venir ?

Honnêtement, je ne sais pas mais il faut avoir espoir. J’espère que les gens s’arrêteront sur Aramon avant de partir ailleurs. C’est ce qui se passe avec les vélos car les commerces du villages profitent du passage de la Via Rhôna. Justement des garages à vélos vont être installés avec bornes rechargeables pour pouvoir fixer des gens sur Aramon au moins le temps qu’ils se désaltèrent ou qu’ils mangent.

Comme 20 autres communes gardoises, Aramon est lauréate du dispositif national “Petite ville de demain”. Qu’est-ce que cela va apporter concrètement ?

Jean-Marie Rosier : Mon conseiller municipal, Serge Gramond, qui a suivi le dossier depuis le début, pourra vous en dire davantage.

Serge Gramond : Le programme “Petites villes de demain” est l’équivalent de l’action “Cœur de ville” pour les plus grandes communes. C’est un programme national qui va nous permettre d’avoir accès à une ingénierie beaucoup plus intéressante que celle à laquelle nous avons accès actuellement avec des possibilités de financements pour, par exemple, le projet d’éclairage intelligent. Dans un premier temps, il nous faudra avec la CCPG et la commune de Roquemaure étudier les missions sur lesquelles on pourrait travailler. En fonction de ces priorités, on pourra déterminer un profil plutôt sur les énergies ou bien sur la réhabilitation du centre-ville. Un chargé de mission sera alors recruté en fonction de cela pour Remoulins, Aramon et Roquemaure. Nous avons 18 mois pour définir un projet de territoire. On vient juste de délibérer sur la convention d’adhésion au programme.

 

Propos recueillis par Marie Meunier.
Article disponible sur Objectif Gard